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Notre expérience d'une consultation de médecine de montagne.
L. Dugas, P. Izard, D. Riviere ,
Service d'exploration de la fonction respiratoire et de médecine du sport, Centre Hospitalier Universitaire Purpan, Place du Docteur Baylac, 31059 Toulouse Cedex

La diminution de la pression atmosphérique en altitude est à l'origine de la baisse de la pression partielle de l'oxygène dans l'air. L'hypoxie qui en résulte déclenche des mécanismes adaptatifs, hyperventilation et tachycardie, puis polyglobulie, dont les buts sont de maintenir un apport en oxygène compatible avec les besoins de l'organisme.
Dans certaines situations, l'hypoxie peut être à l'origine de différentes pathologies qui mettent en jeu des phénomènes œdémateux (mal aigu des montagnes, œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude).
La gravité potentielle de ces accidents et les faibles possibilités thérapeutiques doivent encourager la prévention qui repose sur la détection des sujets à risque. L'information des montagnards est aussi primordiale car le diagnostic permet la redescente précoce, seul traitement curatif efficace.
C'est tout l'intérêt de la consultation de médecine de montagne.
L'interrogatoire, l'examen clinique, l'épreuve d'effort et le test à l'hypoxie permettent de dissuader les sujets les plus à risque et de conseiller les autres afin de diminuer les risques. A notre connaissance, aucune des 200 personnes que nous avons vu en consultation en 8 ans n'a eu de problème médical sérieux en altitude.