La diminution de la pression atmosphérique en altitude est
à l'origine de la baisse de la pression partielle de
l'oxygène dans l'air. L'hypoxie qui en résulte
déclenche des mécanismes adaptatifs, hyperventilation et
tachycardie, puis polyglobulie, dont les buts sont de maintenir un
apport en oxygène compatible avec les besoins de l'organisme.
Dans certaines situations, l'hypoxie peut être à l'origine
de différentes pathologies qui mettent en jeu des
phénomènes œdémateux (mal aigu des montagnes,
œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute
altitude).
La gravité potentielle de ces accidents et les faibles
possibilités thérapeutiques doivent encourager la
prévention qui repose sur la détection des sujets
à risque. L'information des montagnards est aussi primordiale
car le diagnostic permet la redescente précoce, seul traitement
curatif efficace.
C'est tout l'intérêt de la consultation de médecine
de montagne.
L'interrogatoire, l'examen clinique, l'épreuve d'effort et le
test à l'hypoxie permettent de dissuader les sujets les plus
à risque et de conseiller les autres afin de diminuer les
risques. A notre connaissance, aucune des 200 personnes que nous avons
vu en consultation en 8 ans n'a eu de problème médical
sérieux en altitude.