BACK

HYPOTHERMIE ACCIDENTELLE EN MONTAGNE
F Mengelle Ph Roche P Fernandez
Fédération Pyrénéenne de médecine de montagne Toulouse.
Toute immobilisation prolongée en montagne à la suite d'une blessure,par exemple peut provoquer une hypothermie ( baisse de la température centrale en dessous de 35°C) qui s'installera plus ou moins rapidement en fonction des conditions de conduction et de convection que va subir le blessé. Les défenses sont maximales pour des blessures légères mais immobilisantes, et diminuées dans un contexte de polytraumatisme ou de lesions rachidiennes.L'hypothermie complique l'examen clinique qui devra être rapide en exposant le moins possible le blessé au froid. L'évaluation thermique se fera par un thermomètre tympanique à thermocouple avec une mesure au contact du tympan . Les hypothermies légères s'échelonne de 35 à 34°c, les moyennes de 33 à 30°c, les hypothermies graves de 30 à 28°c et les majeures en dessous de 28°c.Le coma, la rigidité musculaire la dépression respiratoire, la bradycardie, le collapsus sont des signes couramment rencontrés qui vont s'aggraver avec la baisse de la température centrale et qui vont s'intriquer avec la pathologie traumatique initiale. L'hypotherme beneficie d'une protection cérébrale mais est menacépar une hyperexcitabilité myocardique qui fera le pronostic. La vasoconstriction périphérique va géner la mise en place de voies veineuses périphériques , la rigidité musculaire complique les gestes d'intubation, les catécholamines restent contre indiquées à cause de l'effet arythmogène, le choc électrique externe est inopérant pour des températures en dessous de 32°c. Tous ces éléments rendent la prise en charge sur le terrain très difficile.L'orientation de ces blessés dépendra de leur niveau d'hypothermie en sachant que les hypothermes graves et majeurs doivent être adressés à des centres dotés de circulation extra corporelle.
Mots clés : hypothermie accidentelle, montagne, extra hospitalier